Suicide du ministre de l'Agriculture japonais

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TOKYO (AFP) - Des centaines de personnes ont assisté mercredi aux funérailles du ministre nippon de l'Agriculture, Toshikatsu Matsuoka, qui s'est donné la mort lundi après avoir été accusé de corruption, sur fonds de tourmente politique pour le gouvernement de Shinzo Abe.

Il s'agit de la "crise la plus grave" à laquelle est confrontée, depuis son arrivée au pouvoir en septembre 2006, le Premier ministre nippon, dont l'entourage a déjà été mêlé à plusieurs scandales, a estimé la presse.

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Proches du défunt et responsables politiques ont pris part à une cérémonie mortuaire dans un temple bouddhiste à Aso (sud), la ville natale de M. Matsuoka, selon les images diffusées par les chaînes de télévision.

Akie Abe, l'épouse du Premier ministre nippon, a lu une déclaration au nom de son mari qui n'a pas pu faire le déplacement en raison d'un débat parlementaire.

Dans cette déclaration, M. Abe indique notamment que le ministre "avait offert du rêve et de l'espoir aux jeunes agriculteurs japonais".

M. Matsuoka, 62 ans, un proche de M. Abe, s'est pendu lundi, quelques heures avant de devoir affronter une délicate séance de questions au Parlement. Il était accusé d'être impliqué dans des affaires de dessous-de-table et de frais somptuaires.

Cette affaire ainsi qu'un vaste fiasco dans la gestion du système des retraites publiques ont porté un coup sévère à Shinzo Abe, dont la cote de popularité a plongé, à moins de deux mois d'élections sénatoriales cruciales pour son avenir.

Lors d'un débat parlementaire à Tokyo, Ichiro Ozawa, le chef de la principale formation d'opposition, le Parti démocrate du Japon (PDJ), a sommé le chef du gouvernement de "s'expliquer en public" sur le suicide de M. Matsuoka et d'assumer sa responsabilité dans le scandale des retraites.

Les services sociaux sont accusés d'avoir perdu la trace des dossiers de 50 millions de prestataires, faisant peser une menace sur le montant de leur retraite.

L'opposition a présenté des témoignages de retraités ayant cotisé pendant des décennies, mais qui se sont vus refuser leur retraite en raison de la disparition de leur dossier.

Le Premier ministre nippon a promis de régler la question et annoncé la mise en place d'un comité d'experts.

La réforme des retraites est la priorité numéro un des Japonais, selon de récents sondages.


Article ajouté le 2007-05-31 , consulté 47 fois

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